Comprendre son enfant grâce à l’étude de son visage

Comprendre son enfant grâce à l’étude de son visage

La morphopsychologie au secours des parents

Amanda est une jeune femme d’environ 35 ans qui a un petit garçon de 6 ans Ethan, qui est en dernière section de maternelle. 

La rentrée des classes s’est passée sans problème, son fils adore l’école,  tout semblait fluide. Or depuis quelques semaines, et ce presque tous les jours, quand elle va chercher Ethan au centre de loisir,  elle apprend qu’il a été puni.

Lorsqu’elle demande des explications, les animateurs lui répondent que la maîtresse le trouve infernal. Lorsqu’elle interroge son fils (qui d’ailleurs n’a pas l’air de s’en émouvoir), il lui répond qu’il ne sait pas, qu’il fait des bêtises. 

Garçon jouant à la plage

Amanda s’arrange pour sortir du travail plus tôt pour rencontrer l’institutrice. Quand, elle lui demande ce qui se passe avec Ethan, elle répond qu’il ne tient pas en place, qu’il reste dans la cour après la fin de la récréation et qu’il perturbe les autres. Elle ajoute que les réprimandes et les punitions ne changent rien au comportement d’Ethan. Elle ajoute qu’il continue de plus belle. L’institutrice suggère qu’il est peut-être hyperactif et emploie le mot “enfant à problèmes”.

Elle dit à Amanda qu’elle sera contactée par un psychologue. En effet, elle a signalé le cas d’Ethan au RASED (réseau d’aide spécialisées aux élèves en difficulté). La voilà mise devant le fait accompli.

Pourtant, elle sait que son enfant n’est ni malade ni inadapté. Et elle sait aussi qu’heureusement tous les enfants qui ont la bougeotte ne souffrent pas d’hyperactivité

Son mari et elle sont d’accord sur le fait que leur fils est vif, dynamique et ne reste jamais inactif. Pour autant, à la maison, Ethan ne se comporte pas de façon inappropriée.

Et voilà nos deux parents qui se creusent la tête pour savoir comment comprendre ce qui se passe avec leur enfant.
Amanda s’épanche auprès d’une jeune fille de ma connaissance, animatrice, qui surveillent les enfants pendant la récréation. Elle lui dit que je pourrais peut-être l’éclairer.

Que révèle le visage d’Ethan ?

Dessin Ethan
  • Son visage est allongé (c’est-à-dire qu’il est plus haut que large)
  • le nez se projette en avant, 
  • le relief des pommettes est assez accusé (elles sont hautes et saillantes)
  • les yeux et les sourcils remontent légèrement à l’extérieur (un peu comme les yeux de chat)
  • De profil le nez et la bouche forment comme un  bloc qui va vers l’avant, 
  • l’oreille est oblique (parallèle à la ligne du nez).
croquis signes RL visage

Ces signes révèlent un besoin de liberté, de mouvement et d’espace.

C’est signes sont compensés par :

  • une amorce de redressement du front (il n’est pas dans le prolongement de la ligne du nez),
  •  un léger abritement des yeux (légèrement enfoncé dans l’orbite)
  • du nez (qui est très légèrement convexe à l’extrémité)  et 
  • de la bouche (qui est bien ferme et tenue) 
  • par l’alternance de creux et de bosses sur l’ensemble du visage.

Ces autres signes apportent de l’équilibre et de la maîtrise permettant à l’enfant de canaliser son énergie.

croquis signes visages

Ethan peut s’adapter, mais il ne peut pas changer.

Le visage d’Ethan nous renseigne donc sur la tendance dominante de son caractère qu’on peut résumer par 3 mots : dynamisme, activité et mouvement. 

C’est dans sa nature profonde d’être vif, rapide, actif et de bouger. 

Il répond instinctivement à toutes les situations par une action et c’est dans l’action qu’il éprouve le plus de joie, qu’il s’épanouit. 

Cette façon de fonctionner est inconsciente.

Ethan peut s’adapter, mais il ne peut pas changer.

Quand à son besoin fondamental de liberté, je vous dis tout simplement : on ne peut pas lutter contre un besoin !

Comment se comporte Ethan dans la vie

Ethan a une grande vitalité et une vivacité d’esprit. Il dépense son trop plein d’activité dans les jeux et dans le sport. Il supporte mal l’immobilité.

C’est un enfant qui comprend très vite, fait les choses très vite et retient bien les choses qui s’apprennent vite. De plus il n’est pas à l’aise dans les endroits clos car il a besoin de grand air et d’espace pour jouer, courir et sauter. Quand Ethan est fatigué, il s’occupe.

Il ne déteste pas les jeux tranquilles, mais quand il en a fait le tour, il les trouve moins intéressants. Pour l’intéresser il faudrait introduire, de la nouveauté,  des variables qui rendent le jeu différent à chaque partie. 

Ethan est adroit de ses mains et aime les jeux de construction qui lui permettent de laisser libre cours à son imagination et à sa fantaisie. Les obstacles, il les surmonte ou il les contourne.

Sa façon d’apprendre passe par les perceptions sensorielles (par exemple en manipulant un jouet, ou en l’ouvrant parfois, il comprend comment s’en servir, comment il fonctionne). Il a besoin de faire ses expériences de vie.

Il est curieux du monde qui l’entoure

Ethan est un enfant qui est très ouvert au monde extérieur. Curieux du monde qui l’entoure, c’est un aventurier dans l’âme. Il aime faire des découvertes et il rêve d’aventure. Ainsi la Nature est pour lui un terrain propice pour s’épanouir, il y a tant de choses à voir, sentir et toucher. 

D’ailleurs quand il se promène dans les bois avec ses parents, il part toujours devant, en éclaireur ; il est à l’affût de la moindre nouveauté. Pour autant s’il y a un animal à voir, il est tout à fait capable de canaliser son énergie et de rester immobile et silencieux.

A la maison il est toujours enjoué, gai, taquin même. Il ne s’ennuie jamais. Il enchaîne les occupations et les jeux et il est toujours partant pour accompagner sa mère au marché ou pour aller faire une ballade en ville. Ses parents sont présents, jouent et partagent leurs activités avec lui. Ethan écoute ses parents, il n’y a pas de problème d’autorité.

Pour résumer, Ethan est un enfant spontané et impulsif qui obéit à son premier élan et s’accomplit dans l’action. Il est à la fois instinctif, débrouillard et astucieux.

Pourquoi Ethan pose problème dans sa classe

A six ans, quand on a la nature d’Ethan, l’école est une dure épreuve. Il est confiné pendant plusieurs heures dans une salle avec au minimum 25 autres gamins et il a vite des fourmis dans les jambes. 

Le voilà, donc,  dans une classe, à faire des activités communes avec les autres, et aussi individuelles. Il doit respecter les consignes. Jusque là tout va bien. 

Pourtant, il y a des moments dans la journée où il faut rester à la table et faire un dessin, ou découper des image et les coller. Il adore ça mais comme je l’ai dit plus haut, il est vif d’esprit, adroit de ses mains et fait tout très vite. 

Alors que se passe-t-il ? Ethan a toujours fini son activité le premier. Comme il ne PEUT pas rester inactif, et qu’il s’ennuie, le voilà qui se lève. Il va voir comment font les autres, où ils en sont. Du coup les autres répondent, s’échangent les pinceaux, et d’un seul coup la salle n’est plus silencieuse. Mais il peut tout aussi bien découvrir une araignée sur le sol et se mettre à quatre pattes sous la table pour l’observer. Et les autres de se mettre aussi sous la table. Vous voyez le tableau ? Il peut tout autant décider d’aller nettoyer son pinceau, et les autres de se lever comme un seul homme.

La maîtresse ne peut pas tolérer cette situation. Elle l’interpelle, le gronde et l’envoie s’asseoir la tête dans les bras, pour “le calmer. Ethan croit qu’il a mal agit. Sa tête reste cachée 3 minutes mais vous l’avez compris, le remède est pire que le mal.

Quand la contrainte est trop pesante

Quand la contrainte est trop pesante et qu’on l’oblige à rester tranquille, il devient nerveux car cette contrainte le fatigue. Or je l’ai dit plus haut la fatigue s’exprime chez lui par de l’activité. Au final, il finit par faire quelque chose qui tourne mal (il se met à remuer et fait tomber des objets, comme il a trop chaud, il retire son pull et éborgne le petit d’à côté…).

Mais le pire qu’il puisse lui arriver, c’est qu’on le prive de récréation. Car c’est son moment préféré. Le seul de la journée pendant lequel il peut jouer, courir, sauter, faire des concours et relever des défis ! Lorsque cela arrive, sa vitalité déborde de lui-même et pour le coup, il est vraiment fatigant.

Que faire pour améliorer la situation

On ne commande à la nature qu’en obéissant à ses lois.”, a dit Bacon l’illustre philosophe.

Cette parole, tout éducateur devrait se la répéter chaque jour. Il ambitionne de diriger les enfants dans les voies du bien, de former leur caractère selon le modèle idéal qu’il a devant les yeux. Mais il ne la réalisera point, cette ambition, s’il ne se conforme aux lois de la nature enfantine, et pour se conformer à ces lois, il faut qu’il les connaisse.

Or, elles ne sont pas les mêmes que les lois auxquelles l’adulte obéit. L’enfant a son mode de vie propre, et il serait vain de vouloir lui appliquer des règles qui ne conviennent point à son âge. Certes, la tâche de l’éducateur est d’arriver à faire de ce petit homme un homme accompli, mais c’est une oeuvre de longue patience ; trop de hâte gâte tout ; il est des étapes nécessaires, et qu’il ne faut franchir que par une lente progression.

Dr Louis Corman
Enfant peinture

En ce qui me concerne, je fais des constats et j’apporte des éléments de réponse ; après c’est le libre arbitre de chacun. Je ne sais pas ce qu’ont décidé de faire les parents d’Ethan.

Comprendre un enfant c’est l’aimer pour ce qu’il est et l’aider à se comprendre lui même.

De mon point de vue,  la première des choses serait d’expliquer à Ethan comment il fonctionne et pourquoi en ce moment, en classe, c’est un peu compliqué.

Ensuite il serait important qu’il sache que ses parents comprennent ce qu’il éprouve. Ils pourraient lui dire “on sait que quand tu t’ennuie c’est parce que tu a terminé ton travail avant les autres et qu’attendre sans rien faire est difficile pour toi, mais….” Il faudrait lui proposer des moyens amusants de passer le temps en attendant que les autres aient terminé (lui donner des petites astuces pour rester “sage”, sa mère pourrait lui suggérer, par exemple : “quand tu as finis ton dessin et que les autres n’ont pas terminé, cherche des yeux si tu vois des légos rouges dans la classe, et tu me diras en rentrant,  s’il y en avait 1 ou plusieurs).

Il est très important qu’il comprenne qu’il n’a pas mal agit. 

Si j’étais la mère d’Ethan, et si nous étions dans un monde idéal (où il serait possible de discuter avec l’institutrice sans qu’elle vous rétorque qu’elle n’a pas le temps de traiter les cas individuels dans une classe de 25 gamins),  j’aurais essayé de lui faire comprendre que plutôt que contraindre un enfant comme Ethan, il lui fallait au contraire lui donner plus de liberté. 

Comment ? Par exemple  : il a fini le premier, elle peut lui demander d’aller porter la feuille de présence au directeur ; elle peut lui permettre d’aller jouer en silence dans le coin jeux ; elle peut lui donner une autre activité avec une nouvelle consigne ; lui faire arroser les plantes, donner à manger au cochons d’Inde, que sais-je. 

Il suffit de l’intéresser

Il suffit de l’intéresser à autre chose, juste pendant le laps de temps où les autres enfants sont entrain de finir leur activité.

Elle pourra alors le féliciter sincèrement, et par la même occasion l’encourager à continuer dans cette voie. Et agir ainsi jusqu’au moment où, les mois passant, la raison aura tempéré son élan naturel..

Vous comprendrez que ça ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire pour corriger les excès de sa tendance, mais il faut le faire dans le respect de sa nature profonde, sans contrecarrer son besoin naturel d’activité.

Qu’ont en commun les personnes qui ont recours à l’analyse des visages ?

1 – Elles ont toutes un problème à résoudre. 

2 – Elles se posent toutes des questions 

3 – Elles cherchent quelqu’un qui leur apportera des éléments de réponse

Car comme tout un chacun, ces personnes sont à la recherche de quelque chose qui leur permettent de vivre heureuses et épanouies que ce soit  :

  • les relations idéales
  • l’endroit idéal 
  • le métier idéal
  • le mode de vie idéal
  • les conditions de vie idéales…

A bientôt pour mon prochain article.

En attendant,

Soyez vous-même et cultivez la différence

@+ Isabelle

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